LA DANSEUSE
La belle qui nous faisait rêver
Croire en ses rêves et les poursuivre coûte que coûte. C’est là le leitmotiv de ce film et de son héroïne, la célèbre Loïe Fuller, connue par son obstination, sa force de croire en ses capacités, son imagination artistique et sa vision moderne de l’art. On comprend à travers ce film, que c’est grâce une suite de malchances, faux-pas et malentendus , mais également une force de caractère et un sens moderne de la danse que cette autodidacte a su non seulement se créer un nom mais également créer un courant de danse.
L’actrice Soko (également chanteuse) est sublime dans ce rôle, pleine de grâce et de force. La réalisatrice, Stéphanie Di Giusto a su mettre en avant ses comédiens, même si Lily-Rose Depp, pourtant magnifique en danseuse, reste assez fade à côté de ses camarades quand il s’agit de jouer la concurrente avide de gloire. On espère que la jeune relève du clan Paradis-Depp sera un peu plus à la hauteur dans son prochain film.
Globalement, on retiendra de cette oeuvre une douceur et une élégance dans les plans, les costumes, l'usage de la lumière et la photographie. Présenté à « Un certain regard » en mai dernier, ce 2e film, s’il possède des longueurs, saura séduire par son audace et sa cohérence.
Mélanie RellierEnvoyer un message au rédacteur